Égalité femmes – hommes

Découvrez ici notre nouvelle rubrique hebdomadaire sur l’égalité Femmes-Hommes. Chaque semaine, nous mettrons en lumière une date clé de l’histoire de l’égalité des sexes, offrant ainsi une opportunité unique d’explorer ensemble son évolution. Restez connectés pour enrichir votre compréhension de cette valeur essentielle et participer à la construction d’un environnement plus équitable et inclusif !

Autorisation des femmes de s’inscrire à l’université sans l’autorisation de leur mari

 

Savez-vous qu’il y a 86 ans, le 18 février 1938, une avancée significative pour l’égalité homme-femme a été réalisée en France ? En effet, c’est ce jour-là qu’une loi historique a été adoptée, permettant aux femmes de s’inscrire à l’université sans avoir besoin de l’autorisation de leur mari. 

Depuis lors, les femmes ont fait des pas de géant dans le domaine de l’enseignement supérieur, représentant aujourd’hui plus de 55 % des effectifs étudiants.1 


Cependant, malgré ces progrès, des défis subsistent. Les femmes
demeurent sous-représentées dans les filières scientifiques et rencontrent des obstacles sur le marché du travail, avec un taux d’emploi stable inférieur à celui des hommes et des conditions professionnelles souvent moins favorables.2

Cette date mémorable nous encourage à reconnaître l’impact de chaque pas vers l’égalité des sexes. Chaque avancée, aussi modeste soit-elle, participe à façonner un monde plus équitable. 

Ensemble, poursuivons nos efforts pour sensibiliser nos élèves à ces enjeux et pour promouvoir activement l’égalité des genres au sein de notre communauté éducative.

1Latour, Emmanuelle. « Le plafond de verre universitaire : pour en finir avec l’illusion méritocratique et l’autocensure », Mouvements, vol. 55-56, no. 3-4, 2008, pp. 53-60. 2MESR-DGESIP/DGRI-SIES, MENJ-MESR-DEPP, MESR-DGESIP, Parcoursup (extraction avril 2022), traitement MESR-DGESIP/DGRI-SIES, MESR-DGESIP/DGRI-SIES, enquête 2021 sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’université

Les stéréotypes de genre dans l’éducation : leur influence sur les choix de carrière des élèves

 

Dans une société en quête d’égalité, il est essentiel de rester vigilants face aux stéréotypes de genre qui peuvent encore influencer les choix de carrière des jeunes.

Françoise Vouillot, enseignante et chercheuse renommée, nous éclaire sur cette réalité et nous exhorte à l’action. Son constat est clair : malgré les progrès, les filles restent trop souvent cantonnées à des filières traditionnellement féminines, tandis que les garçons dominent les domaines scientifiques et techniques.1 

Les racines de cette disparité résident dans les stéréotypes de genre qui imprègnent notre société dès le plus jeune âge. Dès la petite enfance, les enfants sont exposés à des attentes et des normes de comportement liées à leur sexe, façonnant ainsi leurs aspirations futures.2

Au LFB, nous reconnaissons l’importance d’agir dès les premières années scolaires pour briser ces schémas restrictifs. Nous croyons fermement en la nécessité de promouvoir une vision de la société plus inclusive et respectueuse de l’égalité des genres.

Ensemble, engageons-nous à dépasser les stéréotypes de genre dans l’éducation et à offrir à chaque élève les mêmes opportunités de réaliser ses rêves, indépendamment de son sexe. 

Savez-vous pourquoi le 8 mars n’est pas « la journée de la femme » ?

 

Parfois, un mot ou quelques lettres peuvent changer le sens d’une phrase, d’un texte ou dans ce cas-ci d’une journée entière.

Le 8 mars est en fait la journée internationale de défense des droits des femmes.

De nos jours et malgré quelques progrès, les défis restent immenses : chaque semaine, des femmes perdent la vie sous les coups de la violence conjugale1. Les inégalités salariales persistent, avec les femmes gagnant toujours 15,8% de moins que les hommes à travail égal2. Et le sexisme continue de gangréner notre société, avec ¼ des hommes de 25 à 34 ans en France qui estiment qu’il faut parfois être violent pour se faire respecter3

Force est de constater que, même en France et même en 2024, assurer le plein respect des droits des femmes au quotidien demeure un défi. Nous ne pouvons rester indifférents face à cette réalité.

Le 4 mars 2024 a toutefois marqué une avancée historique : le Parlement français a inscrit l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans notre Constitution.

Au sein du LFB, nous sommes résolument engagés. En l’honneur de cette semaine, notre modeste contribution est la suivante : 

  • Organisation d’un webinaire sur le féminisme en partenariat avec l’association Elles Bougent.
  • Proposition d’une conférence spéciale sur les femmes dans les STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques), mettant en lumière les défis et les succès des femmes dans ces domaines.
  • Création d’un mur d’expression avec une boîte à messages ouverte à tous et à toutes, permettant à chacun de partager ses réflexions sur la condition féminine en 2024 et sur le féminisme de manière plus générale.


 En cette journée internationale des droits des femmes, engageons-nous à agir, à transformer notre société pour un avenir où chaque femme et fille peut vivre librement, sans crainte ni discrimination.

Gros plan sur Alice Milliat (1884-1957)

« Le sport féminin a sa place dans la vie sociale au même titre que le sport masculin », Alice Milliat, 15 mai 1917

 

Alors que Paris se prépare à accueillir les Jeux Olympiques en 2024, il est essentiel de se tourner vers une pionnière souvent mésestimée : Alice Milliat. Sportive polyvalente et accomplie, féministe engagée à une époque où il y avait tout à faire, cette femme a marqué l’histoire du sport en organisant les tout premiers Jeux olympiques féminins à Paris en 1922, malgré l’opposition des instances sportives masculines.

 

Les remarques sur le « sexe dit faible » n’ont jamais découragé Alice Milliat dans son combat :

 

« Malgré nos sollicitations pressantes et réitérées, le Comité olympique a toujours refusé d’adjoindre l’athlétisme féminin aux Jeux olympiques. Nous allons prouver que nous sommes capables de conduire nous-mêmes nos destinées »1, annonce-t-elle.

 

Pendant longtemps, le nom d’Alice Milliat a été relégué à l’ombre de celui de Pierre de Coubertin. Pourtant, cette athlète exceptionnelle a mené une lutte acharnée pour briser les barrières du sport exclusivement masculin. Son combat résonne à l’heure actuelle, quand les femmes ne comptent que pour 39 % des licences sportives en 2020, d’après les données du ministère des Sports.

 

Par ailleurs, depuis 2016, il existe en France une fondation en faveur du sport féminin qui porte le nom d’Alice. Et pour compléter les hommages, aux JO de Paris en 2024, Milliat nommera une arène qui accueillera le badminton et le démontage paralympique.

 

Alicia Milliat, seule femme parmi les hommes dans le jury des épreuves d’athlétisme aux Jeux olympiques d’Amsterdam en 1928.

La promotion de l’égalité des sexes par tous et pour tous

Dans les années 1990, près de deux décennies après la première Conférence mondiale sur les femmes à Mexico en 19751, il était manifeste que l’égalité entre les sexes, la promotion et la protection des droits des femmes exigeaient une stratégie politique qui mobiliserait notre société et plus particulièrement les hommes afin de modifier les relations entre les sexes2.

 

En effet, souvent perçus comme bénéficiaires d’un système de privilèges, les hommes portent également le poids des attentes imposées par les normes de genre.

 

Dans les croyances populaires, si les femmes apparaissent très conscientes des normes et rôles sexuels discriminatoires parce qu’elles subissent chaque jour les inconvénients qui en résultent, les hommes quant à eux tendent à en bénéficier en règle générale et réfléchissent moins souvent aux inégalités entre les sexes3.

 

Cependant, cette croyance exclue la participation des hommes pour promouvoir l’égalité entre les genres qui est réelle car elle est motivée par diverses considérations :
1- Ils reconnaissent l’importance d’encourager l’égalité entre les genres car la qualité de leurs relations sociales avec les femmes impacte directement leur propre qualité de vie, celle de leur famille mais aussi de leur environnement au sens large. Leur intérêt semblerait à prime abord individuel mais ils œuvrent dans une certaine mesure dans l’intérêt collectif.
2- Les hommes sont également conscients que les normes traditionnelles de masculinité peuvent avoir des répercussions négatives sur leur santé et leur bien-être personnel.
3- Finalement, même lorsqu’ils ne se rendent pas compte d’avantages sur le plan personnel ou sur celui de la famille, on entrevoit un début de perception sur leur responsabilité sociale quant à l’enjeu qu’est celui de l’égalité entre les sexes.

 

En se mobilisant activement dans la promotion de l’égalité des genres, les hommes peuvent contribuer à déconstruire les stéréotypes de genre, tant pour eux-mêmes que pour les femmes. Rappelons que l’égalité des sexes n’est pas seulement une affaire d’homme ou de femme mais est un thème sociétal, transversal et transgénérationnel qui doit être une priorité tant éducative que sociale, politique, économique…etc…

 

L’égalité des sexes que l’on promeut vise ainsi à éliminer les rôles de genre imposés, assurant que les droits, responsabilités et opportunités ne soient pas déterminés par le sexe à la naissance. Il incombe à chacun d’entre nous de contribuer à cet objectif commun en défendant l’égalité des sexes dans notre lycée et au-delà.

 

 1Organisation des Nations Unies, 1976