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Les présidents des 3 commissions DiaMéd


 
 

Lors du DiaMéd, les élèves débattent des projets à présenter à l'Union pour le Méditerranée en trois commissions différentes : Villes et Transports, Autonomisation de la Femme et Environnement. Les élèves journalistes Marina Vieu, Carla Vieilledent, Yaiza Viejo, Amaya Fernandez, Camille Smith et Fiona Harwood ont interviewé les présidents de chaque commission.

ANDREU ET PABLO, PRÉSIDENTS DE LA COMMISSION DES VILLES ET DES TRANSPORTS

Qu’est ce qui vous a poussés à être président?

Pablo:  C’est la curiosité, l’envie d'en savoir plus. Dans tous les projets, j’avais participé comme délégué, donc la figure de président m’a toujours intrigué. Pour l’instant, c’est très bien. C’est une grande responsabilité car il y a toute une commission qui dépend de nous, donc un tiers du projet dépend de mes camarades et moi. C’est aussi la responsabilité d’accueillir des étrangers dans cet établissement. Il faut donner une bonne impression afin que ce projet dure dans le temps.

Andreu:  Moi aussi j’étais intéressé par la figure du président. J’avais participé à plusieurs évènements à MUN (Modélisation des Nations Unies) en tant que délégué mais jamais en tant que président. J’avais donc hâte de voir comment je pouvais me débrouiller en tant que président de commission. C’est aussi un défi pour moi car il faut avoir la capacité de bien encadrer les débats et que tout se passe dans les meilleures conditions possibles.


Que signifie le DiaMéd pour vous?

Pablo:  En résumé, le DiaMéd, c’est la coopération, c’est mettre en commun des projets qui nous tiennent à coeur, c’est être disposé à céder, à partager avec les autres pour créer le projet qui convienne le mieux à la commission.

Andreu: C’est quelque chose de différent du Débat Public. On est habitués au MUN, c’est vraiment une compétition entre les délégués et le but est de s’imposer au sein de ta commission. De plus, il n’y a pas d’impact direct sur la réalité. Le DiaMéd au contraire propose une stratégie de coopération de dialogue. On peut également avoir un impact sur notre environnement, qui est le contour méditerranéen.

Pablo: Comme dit le slogan de GreenPeace, qui est une phrase de référence dans ma vie : “penser globalement mais agir localement”. Je pense que ceci définit le DiaMéd.

Andreu: Le DiaMéd est un peu comme notre petit fils. Or, cette année, il y a des réformes avec de nouveaux lycées comme celui d’Ankara et celui de Gavà. On espère commencer à créer les bases d'un projet futur qui sera de plus en plus important.


Que pensez vous des projets de votre commission?

Pablo: Véritablement, je pense que les projets sont très variés. Il y a un spectre de projet très divers, très vastes. On a des projets très scientifiques, très minutieux, qui apporte cette approche différente de celle des élèves de L et de ES qui sont plus humanistes.
Par rapport aux projets, il y a des élèves de Seconde qui sont très enthousiastes, ce qui est admirable. Leur projet manque parfois de forme car ils n’ont souvent pas eut la chance de participer aux mêmes évènements que nous, comme FerMUN, Numad, Yocopas… Les élèves de Première commencent à voir la forme que l’on recherche. Finalement, les élèves de Terminale présentent des projets très bons, parfois admirables.
Un aspect que partage tout les délégués est l’enthousiasme, ce qui est très valorisé.


Est-ce que vous pensez que les élèves du lycée d’Ankara ont apporté un nouveau point de vue?

Pablo:  Je pense que les inviter a été une vraie réussite. Normalement, on traite des aspects depuis un point de vue très centré sur l’Europe. Je pense que l'eurocentrisme est un problème que rencontre toujours les occidentaux. Inviter les élèves d’Ankara nous apporte cette perspective du sud et ses idées nouvelles. Ils ont déjà apporté de bons projets, centrés sur des villes en Turquie. Cela apporte de la diversité.

Andreu:  Oui, tout à fait. La Turquie n’est pas un pays proche de l’Espagne géographiquement mais il fait néanmoins partie de la Méditerranée. C’est une façon différente de voir les enjeux, c’est très enrichissant. On espère que d’autres pays participeront à ce projet dans les années futures.  





INTERVIEW DE LENA CABRESPINES ET NOOR AÏT-ISSAD, PRÉSIDENTES DE LA COMMISSION SUR L'AUTONOMISATION DE LA FEMME

Qu’est ce qui vous a poussées à être présidentes?

Lena:  Les présidents sont une partie assez importante pour le DiaMéd parce que c’est grâce à leur travail que les projets se concrétiseront et qu’ils encouragent la discussion entre certains groupes, se chargent de toute l’organisation en sous commission, etc. Les présidents doivent aider les autres à aboutir dans leurs résolutions, leurs projets.

Noor: C’est une bonne question! J’ai déjà fais un tour, si on peut dire ça comme ça, des différents rôles d’une modélisation des nations unie : traductrice, déléguée... et je me suis dis pourquoi pas être présidente? Je pourrais voir l’envers du décor, donc tout ce qui est organisation, comment gérer les temps de parole. Ça me paraissait très intéressant et puis j’aime bien les postes à responsabilité. C’était un peu comme un challenge pour moi, c’est pour ça que j’ai choisi ce rôle.


Que signifie le DiaMed pour vous?

Lena:  C’est une occasion de dialoguer avec des gens que l’on ne connaît pas ou des gens qui peuvent avoir un autre point de vue sur les choses. C’est également l’occasion de créer quelque chose de commun et vraiment d’avoir l’impression de changer les choses, même si c’est à échelle locale.

Noor: Pour moi le DiaMed, c’est une occasion de donner et d’écouter la voix des jeunes, on est quand même la région la plus jeune du monde! Le DiaMéd, c’est aussi synonyme d’innovation et d’imagination, puisqu’il s’agit de créer des projets, de les rendre le plus attrayant possible et pourquoi pas, essayer de les faire appliquer par l’UPM. DiaMéd offre aussi la possibilité de découvrir de nouveaux points de vue puisque certains se focalisent sur des pays différents de ceux qu’ils connaissent et découvrent d’une manière leur culture, moeurs et traditions. Quand on participe à DiaMéd on devient un peu adulte... il n’y a qu’à voir le code vestimentaire qui est exigé, on plonge directement dans le monde de la diplomatie et comment un peu changer le monde en coopérant.


Que penseez-vous des projets de votre commission?

Lena: Il y a des idées très intéressantes auxquelles moi je n’aurais jamais pensé. Je pense que l’on est dans une bonne dynamique de travail, les discussions avancent bien et les projets, qui avaient l’air différents au départ, ont réussi à se mettre ensemble pour arriver à un projet commun, qui j’espère sera applicable un jour.


Pensez-vous que les lycéens du lycée français d’Ankara ont apporté un nouveau point de vue?

Lena: C’est sûr que nous, les lycées espagnols, nous ne pouvons pas vraiment parler d’Afrique, de Moyen Orient ou de la zone sud du pourtour méditerranéen. Il faut être honnête, à part la situation de la France, de l’Espagne et peut être de l’Italie, on ne connaît pas grand chose. A mon avis, c’est un point de vue plus interne sur la situation car le lycée français d’Ankara se trouve en plein dans ce monde oriental.

Noor: Bien sûr. Déjà, ils n’ont pas la même situation géographique que les deux autres lycées. En plus, ils vivent dans un pays où les mentalités sont différentes. C’est très intéressant de discuter avec eux car ils apportent un point de vue interne aux questions politiques ou environnementales

 


INTERVIEW DE MIRIAM, PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION DE L'ENVIRONNEMENT

Qu’est ce qui t’a poussé à être présidente?

Jusqu'à présent, j’avais toujours été déléguée et je me sentais prête à prendre une responsabilité plus importante. Vu que j’ai déjà pas mal de connaissances auprès des sujets de l’écologie et de l’environnement, je pensais que je pouvais les utiliser comme présidente. Je crois qu’avec la motivation nécessaire, on peut faire de ce projet quelque chose de pas mal!


Que signifie le DiaMed pour toi?

Cette métaphore peut paraître un peu idiote, mais c’est pareil que lorsque tu habites dans un bloc d'immeuble avec des voisins que tu ne connaîs pas forcément : le DiaMéd est l’opportunité de parler avec tes voisins, d’essayer de voir des points commun, des rapprochements que l’on ne verrait peut-être pas dans un premier temps, et d’essayer de collaborer tous ensemble afin de faire de la communauté quelque chose d’agréable.


Que penses-tu des projets de ta commission?

Je crois qu’ils tiennent vraiment la route. Les projets sont tout à fait réalisables. C’est très innovant. Personnellement, je n’avais jamais vu des idées semblables. Ils ressortent des idées de toutes les parties du monde pour les réutiliser, en créer des nouvelles. Si les projets se mettent en place, on pourrait faire de cette société une société plus “éco friendly”.


Est-ce que tu penses que les élèves du lycée français d’Ankara ont apporté un nouveau point de vue?

Définitivement. Ils sont tout le temps en train d’apporter des points de vue contrastés à ce à quoi nous sommes habitués. Bien sûr, venant d’un autre pays, ils ont une autre vision de la même situation et ils apportent tout le temps des éléments qu’on ne voit pas forcément depuis un point de vue purement Européen Occidental.




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