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Les 4° à l'association Arrels du Raval


 
 
Les 4°5 et les 4°7 sont allés cette semaine visiter la Fondation Arrels fondée en 1987. Leur slogan : Ningú dormint al carrer ! Personne ne doit dormir dans la rue !
Cette visite intervenait au moment où les élèves venaient d'achever la lecture du beau roman de Delphine de Vigan : No et moi ,dans lequel la narratrice, une jeune-fille de 13 ans, découvre une jeune SDF de 18 ans avec qui elle noue une relation d’amitié qui bouleverse sa vie, sa famille, et lui permet de découvrir une réalité de nos villes modernes...
Les élèves ont été accueillis par Jordi, un bénévole qui agit au sein de l'association depuis de nombreuses années et qui connaît bien les problématiques des sans-abris. L'échange a été très riche et les élèves auront retenu que ces hommes et ces femmes cumulent bien souvent d'immenses difficultés; l'alcool est, la plupart du temps, le fléau qui a fini de détruire le fragile équilibre de leur existence mise à mal par des séparations, la perte d'un emploi, des problèmes de santé/physiques mais aussi souvent psychiques...Les bénévoles vont au-devant de ces personnes de la rue ou les accueillent dans le centre du Raval où ils se sont installés, pour leur offrir écoute, espace de douches et vestiaire, aide à trouver un logement... Jordi a insisté sur le fait qu'accompagner quelqu'un c'est marcher à son rythme et non le devancer ou prendre en main sa vie ; il a également répété : "nous sommes une famille" quand les élèves demandaient comment on pouvait se retrouver sans famille...et l'on se dit alors que la chaleur des échanges entre les gens de la rue et les bénévoles n'est pas qu'un vœu pieux... Les élèves ont ensuite eu l'immense privilège de rencontrer un ancien SDF qui témoignait devant eux de son expérience propre et à qui ils ont pu poser directement toutes les questions qu'ils voulaient. Ils ont été très réceptifs et très respectueux devant ce "cadeau " d'un dévoilement évidemment difficile mais qui ouvre aussi la perspective d'une possible issue heureuse à des années d'errance et de désespoir : en effet Manuel et Mariano sont aujourd'hui des hommes qui semblent avoir dépassé bien des difficultés au point même qu'ils offrent aujourd'hui généreusement de leur temps et de leur énergie pour aider, à leur tour et à leur manière, d'autres personnes dans le besoin ! 
Je crois que ces deux classes ne sont pas près d'oublier cette visite si enrichissante !

Odile Kircher
Professeure de français



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