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Barcelona street art project






LE PROJET

La production finale des élèves s’inscrit dans une séquence sur le street art vu sous l’angle de la revendication et de la critique de la société. Quand l’œuvre artistique investit l’espace public, elle ne sert pas toujours de faire valoir à l’architecture urbaine ni d’élément de décor "pour faire joli». Dans cette séquence, les élèves ont découvert que le street art pouvait porter une haute valeur politique dans le sens où il reflétait  les préoccupations de la cité  et de ceux qui y vivent.

Afin qu’ils s’approprient cette idée et jettent un œil critique sur ce qui, d’habitude, fait leur quotidien, je leur ai demandé de prendre une photo d’une œuvre de street art à Barcelone (ou d’en composer une), et  de l’analyser  au regard des éléments vus dans cette séquence de cours. Le lieu, la forme et la présentation  de cette œuvre faisaient partie intégrante du message critique de l’artiste. Le commentaire de chaque œuvre était oral et évalué avec des critères explicités aux élèves en amont. Chaque projet était singulier et seule comptait l’analyse personnelle de l’élève qui a tenté de proposer une interprétation cohérente de toutes les données dont il disposait.

Pour prendre en compte tous les paramètres  de ce projet, j’ai demandé aux élèves d’utiliser un site en ligne gratuit pour créer des images interactives. Thinglink permet de télécharger une image et ensuite d’activer des zones  qui feront apparaitre du contenu multimédia lorsqu’on clique dessus. Une photo de Street art, grâce à cette réalité augmentée, permet de faire apparaitre le lien Googlemap où l’œuvre a été prise, un enregistrement audio qui commente cette œuvre, ou bien un document écrit ou un site apportant des informations sur l’artiste s’il est connu.

L’ensemble des travaux de la classe était placé sur un Padlet, un mur numérique collaboratif, ayant pour fonds de carte Barcelone. Vous pouvez  voir et entendre le travail des 4ème Langue et Littérature anglaise en suivant ce lien.

Le résultat final est plus que concluant. Le travail fourni par tous les élèves est de grande qualité, tant sur le contenu parce qu’il requiert un effort particulier de construction et de développement des idées, que sur la qualité de la langue qui sollicite un vocabulaire abstrait et critique que des élèves de 4ème ne manient pas forcément très bien.

Véritable croisement du parcours citoyen et du parcours artistique et culturel du collégien, cette séquence sur le street art aura su sensibiliser les élèves aux enjeux et questions de société qui s’expriment parfois au détour d’un simple dessin sur un mur.
                                                                                                                                                              Olivier Dupeyron,
Professeur d’anglais

 

 
Des exemples de production
Élèves du groupe avancé de 4ème Langue et littérature


SABRINA NELSON, 4ème3   
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In my audio project I presented the piece “Todos juntos podemos para el Sida”(situated in the CCB) and i explain what I think the Artist wanted to transmit. So first I described the art, and I said that the artist transmitted that a lot of people don’t want to know anything about AIDS, and what he is trying to say is that we have to listen to what other people say. He represents people that have AIDS with crosses on their chest. Then we see a snake (chasing a group of people), which represents AIDS and you see people that are fighting back by cutting the tail of snack and putting a condom on it.  Basically what Keith Herring is trying to transmit is that we have to protect ourselves and that we have to fight back and help each other to try not and get it.  



 


AKAI KALEDIN, 4ème 5 
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In my audio project I presented the piece of street art "Todos Juntos Podemos Para El Sida" located in the CCCB and I explained how art shows a snake-like figure representing aids killing and harming people which have "X" over there chest which signals the critical stages of aids, but that there are also figures "people" fighting back at the snake like scissors cutting it and some being happy in the back jumping around and all. I also explained that this street art is made for spreading aids awareness, which is something the creator had been trying to do for a very long time. And I talked about why it is situated in that neighborhood, and it is because it is filled with teenagers who should be careful of their "sexual interactions".






FERRAN JUNOY, 4ème 3

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In my street art project, that I have pasted on a “Santa Clarita Diet” billboard on Avenida Pedralbes, I criticise the brands of this year’s Fashion Week. The starving models that work for these brands only “eat” water during the fashion week, and then they gorge on junk food. I basically tell them to focus on what they can change, and feed their models, as opposed to using their starving models to criticize Trump, and his political decisions. My project has a background with the flags of the US and the flag of what can be interpreted as Mexico (immigration to the USA) and Italy (previous immigration to the United States and the next stop of the 2017 Fashion Week, in Milan).





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