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Pour Justin





Tu étais quelqu’un avec qui, depuis qu’on s’est vraiment connus en sixième, je n’ai pas arrêté de rire. Je te faisais aussi rire parfois. On avait des délires que d’autres n’auraient pas compris, on partait souvent dans l’absurde. Nous avons comencé à nous connaître de plus en plus cette année du fait que nous avons tous deux assisté à l’option théâtre. Le voyage à St Cyprien avec tout le groupe de théatreux nous a soudé. C’est pendant celui-ci qu’on s’est montrés les chansons les plus marrantes ou ridicules qu’on connaissait, qu’on a appris le lancer de cartes de poker, que tu as fait des impros délirantes, qu’on a parlé de tout et de rien. Le voyage fini, on a continué de rire dès qu’on se parlait, on a fait les cons… T’étais vraiment quelqu’un de formidable, gars. Vraiment. On t’oubliera pas, Justin. Adiós, vaquero.

Yann Calvo



« La vie est une pièce de théâtre, ce qui compte ce n'est pas qu'elle dure longtemps mais qu'elle soit bien jouée. » Sénèque

Mon très cher ami Justin avait bien compris le sens de cette phrase, il essayait toujours de faire que chaque jour, chaque heure, chaque minute et chaque seconde soit la meilleure de sa vie. Toujours à rechercher le détail drôle, la petite phrase bien placée pour faire rire ses camarades, jamais sans une petite fierté, malgré tout, cachée derrières ses fossettes. Il a eu une vie a la fois si courte, terriblement courte et pourtant si grande, à force de semer la joie et la bonne humeur, il laisse derrière lui une tristesse immense mais surtout de très bon souvenirs.
Justin et moi étions amis depuis le CE2, soit depuis 8 ans, nous sommes tout de suite devenus inséparables et même lorsque je suis parti du lycée en fin de 5ème on ne s'est pas perdu de vue. On se voyait en vacances, on faisait les cons dans des champs de maïs, dans des coins perdu de la campagne, on allait faire des conneries un peu partout, on rentrait a des heures folles du matin en marchant pendant des kilomètres sur des routes qui faisait flipper, surtout après bu 5 ou 6 bières à des concerts pourris pour la plupart, mais on s’en foutait c’était bien drôle, on était jeunes et cons. Quand on se voyait pas on s’écrivait, on s’appelait, on parlait de filles, de nos plans, du lycée, des cours, bref de tout et de rien mais on se disait tout. Bref, Justin et moi étions tout simplement les meilleurs amis du monde, il était comme mon frère. Il était quelqu’un d’exceptionnel et de tout simplement unique et je ne retrouverai jamais quelqu’un comme lui c’est sûr, mais même si Justin me manquera toujours, sont décès ne fera que me rendre plus fort dans la vie. Une vie qui peut parfois être très injuste.

Martin Ferrari



C’est toujours difficile de commencer une lettre. Surtout lorsqu’il s’agit de faire ressortir ce que l’on a sur le cœur. Mon Justin, mon beau Justin.. Je ne sais pas vraiment par où commencer. Donc comme toute histoire, je vais opter par le commencement. Tu te souviens de notre rencontre ? C’était pour un « tournage vocal »  pour diffusion des langues.. Je sais au moins qu’il y a un endroit, une preuve dans ce monde où nos deux voix se rejoignent. Le soir même, je t’ai envoyé un message, car tu m’avais vachement interpellé, puis pas de réponse, jusqu’au jour où dans les couloirs on s’est croisés. On a beaucoup parlé, on s’est vus, on s’est découverts. Avec trois ans de différence d’âge dans un lycée, il y a eu beaucoup de regards indiscrets. Mais on s’en foutait, on s’en foutait car on a créé une fusion, une fusion trop forte entre nos deux personnages, une fusion, une amitié trop forte pour vraiment comprendre, trop forte en l’espace de si peu de temps.
Tu vois, le théâtre c’est une passion qui nous rapprochait. Et bien la vie c’est comme un théâtre, tu as comme un jeu de cartes au début, puis c’est toi et toi seul qui va choisir tes cartes, et qui va les jouer. Tu as été l’une de mes plus belles cartes.
Tu es parti trop tôt, cette phrase qui se répète sans cesse dans chacun de nous. Tu vas tellement nous manquer.. Tu vois tout ce monde près de toi ? Tu ressens toute cette attention ? Cette tristesse qui nous envahit chacun ? Tu sens comme tu es si formidable ?
J’aimerais avoir des mots, un langage plus fort que celle-ci encore, j’aimerais l’inventer pour te montrer à quel point je t’aime, à quel point tu es extraordinaire.
J’ai ressenti beaucoup de choses avec toi, j’en ai apprises beaucoup aussi.
Tu avais ce truc spécial, que j’ai découvert chez très peu de personnes, aujourd’hui au-delà de mes 18 ans.. Tu as cette joie, tu as cet humour, tu as cette volonté, cette ténacité, tu as cette gentillesse, tu as cette intelligence, cette culture, mais surtout tu as cet amour. Et cet amour, tu as su le transmettre, le donner à chacun de nous d’une manière ou d’une autre, et tu nous le donneras toujours.
J’aimerais pouvoir te dire que l’on se retrouvera, mais ça, il n’y a que toi qui peux le savoir.
Je veux croire en cette deuxième dimension qu’on ne connaît pas. Je veux croire en cet univers dont on ne connait même pas le quart, je veux croire en cette puissance énergétique, en ce monde impalpable que tu dois mieux connaitre que nous tous. Je veux y croire, car je crois en toi, et d’une manière ou d’une autre, ça me rattache à toi.
Tu mérites tout le bonheur du monde, mon petit ange. Je m’excuse de pas avoir été assez présente, de pas avoir comblé tout ce temps qu’on aurait pu passer ensemble. Je te remercie de m’avoir laissé le privilège de t’avoir connu durant ces 15 merveilleuses années que tu as partagées dans ce monde.
Je t’aime tellement fort, je ne te l’ai jamais montré assez, désormais je te l’écrirai, je le rêverai, je le crierai… « Il y a un monde au-delà de ce que les mots peuvent exprimer »
Je sais que tu es là, je sais que tu restes, je sais qu’on se retrouvera.

Clara Barbieux










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